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mercredi, 07 mai 2014 11:00

Maison ancestrale un dilemme au moment de la rénovation

Ancestr1Faut-il ajouter un pare-vapeur dans une vieille maison ?

 

Si vous avez une maison ancestrale, qu'elle n'a jamais eu de pare-vapeur et que vous faites des travaux d'isolation dans votre grenier, devez-vous ajouter un pare-vapeur?

 

Le pare-vapeur est installé sur le plancher du grenier. Il protège la chaleur de la zone habitable et empêche que de la condensation se forme, comme son nom l'indique. Or, une maison ancestrale est conçue de telle façon que la vapeur va s'échapper sans que de l'humidité se forme dans le grenier ou le comble.

 

Plusieurs propriétaires de demeures qui datent d'une centaine d'années, parfois bien plus, font face à ce dilemme au moment de rénovations. C'est le cas, notamment, lorsqu'il y a décontamination d'un isolant contenant de l'amiante. Les normes du Code national du bâtiment exigent l'ajout d'un pare-vapeur. Mais si le toit comporte des joints ou des montants - s'il y a des obstacles, en somme -, la pose d'un pare-vapeur de plastique est plus compliquée. Pire: certains entrepreneurs estiment que, paradoxalement, on risque de créer des poches d'humidité avec l'ajout d'un plastique. La moisissure pourrait alors se mettre de la partie, de la moisissure que personne ne verrait, car elle serait cachée sous l'isolant...

 

Que faire alors?

 

Ancestr2La meilleure solution

 

«Au moment de l'isolation du toit, on utilise de l'uréthane, au moins un pouce et demi», explique Éric Proulx, d'Isolation LG4. Cela fait économiser des coûts de chauffage et sert aussi de pare-vapeur, sans qu'il y ait risque de création d'humidité, car il n'y a pas de plastique installé sur le plancher du grenier. La mousse d'uréthane adhère à la surface, même lorsqu'il y a des obstacles, comme des planches de bois latérales.

 

Tout le monde est d'accord, il s'agit là de la meilleure solution. Toutefois, souligne Martin Forgues d'Aire D3, c'est une solution coûteuse. Peut-être trop pour certains propriétaires.

 

C'est ici que les avis des experts se divisent. Il y a deux clans: ceux qui estiment qu'il faut absolument installer un pare-vapeur et ceux qui croient, à l'inverse, qu'une maison où tout va pour le mieux depuis des années n'en a pas besoin. C'est un peu la philosophie du: si ce n'est pas brisé, pourquoi le réparer? L'ajout du pare-vapeur dans un toit bien isolé qui n'a jamais eu de problèmes d'humidité ou de moisissures est donc inutile, conclut Martin Forgues.

 

L'architecte André Bourassa se méfie aussi des solutions uniques, préréfléchies et appliquées sans comprendre les principes fondamentaux des bâtiments. «Prétendre à tout prix qu'un pare-vapeur est nécessaire dans cette situation [une maison ancestrale] serait une insulte à l'intelligence historique», affirme-t-il. En effet, selon la nature des matériaux et la façon dont ils sont mis en oeuvre, un bâtiment peut être isolé sans «pare-vapeur» et très bien se comporter. Nombre d'immeubles anciens sont toujours bien en place pour le prouver.

 

À noter: les propriétaires qui décident de ne pas ajouter de pare-vapeur à l'occasion de rénovations devront signer une entente avec l'entrepreneur qui fait les travaux prouvant qu'ils refusent l'ajout du pare-vapeur.

 

Plusieurs entrepreneurs insistent toutefois pour se conformer au Code. «Dès que l'on ajoute de la laine minérale, on a l'obligation d'installer un pare-vapeur», tranche Frédéric Levac, de Foratech Isolation. Le principe est tout simple: si on isole (mieux) le grenier, on ne peut pas prévoir qu'il va continuer de vieillir comme il l'a toujours fait.

 

«En réisolant le toit, il faut considérer qu'on a affaire à une maison neuve», explique Benoit Lacas, d'Isolation Multi-Services. Et donc la traiter comme telle, dit-il, car on ne peut plus compter sur l'aération naturelle du toit. «Dès qu'on défait le gypse, il faut ajouter un pare-vapeur, dit-il, car on repart à zéro. L'isolation du toit est supérieure.»

 

Conclusion

 

Il n'y a pas une seule recette, car toutes les maisons sont conçues différemment, plaide Martin Majeau, président d'Isolation Majeau et frères. «C'est toujours une question d'équilibre entre la ventilation qui évacue le surplus de chaleur et d'humidité. En tant que professionnels, il faut toujours s'adapter, car toutes les maisons sont différentes.» Un tuyau de sécheuse percé peut tout changer, dit ce spécialiste des rénovations résidentielles. «Il peut même y avoir des cas où une partie de la maison aura un pare-vapeur et l'autre, non, explique Martin Majeau. Si on fait une rallonge sur un chalet, le toit de la nouvelle partie peut avoir un pare-vapeur et le chalet original, de 40 ans avec un plafond cathédrale, n'aura pas besoin qu'on en ajoute un.»

 

D'où l'importance d'avoir un bon diagnostic, d'être bien renseigné avant d'entreprendre des rénovations et de consulter plus d'un entrepreneur...

 

La peinture comme pare-vapeur?

 

Dans une vieille maison, le plafond (du dernier étage avant le grenier) comporte souvent huit ou neuf couches de peinture qui font l'effet d'un pare-vapeur, selon Martin Forgues, d'Aire D3. Dans le doute, on peut même ajouter une peinture pare-vapeur, dit-il.

 

Possible, mais à certaines conditions, précise André Bourassa, de Bourassa Maillé Architectes. «Les multiples couches de peinture, si elles sont appliquées sur de petites planches embouvetées, ne constitueront pas un parevapeur et n'offriront pas une réelle étanchéité à l'air à cause des interstices entre les planches. Si la peinture est appliquée sur du gypse ou du plâtre, c'est différent. »

 

Une peinture pare-vapeur peut aussi être appliquée sur un plafond de gypse. « Par la suite, il faudra appliquer de la cellulose giclée entre les solives, précise André Bourassa. De cette façon, une éventuelle vapeur d'eau résiduelle pourra s'échapper entre les planches du grenier. Si on souhaite isoler davantage, on peut ajouter des espaceurs, tels des deux par quatre ou des deux par six, pour épaissir l'espace de cellulose. Finalement, il faut refaire un plancher en planches plutôt qu'en contreplaqué, car ce dernier est trop étanche pour être situé à cet endroit. »

 

Des fissures

 

AncesFisL'expression «ma maison a beaucoup travaillé cet hiver» est répandue au Québec. C'est d'ailleurs souvent comme ça que les nouveaux propriétaires expliquent l'apparition d'imperfections sur les murs de leur maison neuve pendant la première année. Pourtant, c'est un constat qu'il n'est pas toujours bon de prendre à la légère.

 

Ce n'est pas tout à fait faux d'affirmer qu'une maison travaille, mais dire qu'elle s'adapte est beaucoup plus juste. «Dans le cas d'une maison neuve, ce que l'on appelle le travail, c'est en fait une période d'ajustement pour les matériaux», explique Jasmin Girard, directeur général de la division des garanties de l'Association provinciale des constructeurs d'habitation du Québec (APCHQ).

 

Les structures de bois qui composent la charpente et les murs des maisons répondent aux variations d'humidité. Du bois ou des matériaux humides au moment de la construction auront tendance à se contracter en terminant le processus de séchage. Précisons que grâce à l'utilisation plus répandue de bois séché en usine, le phénomène est moins important de nos jours.

 

L'environnement et le mode de vie des occupants sont donc en grande partie responsables des petits défauts qui se dévoilent dans la maison neuve.

 

L'apparition de têtes de clou, le fendillement des joints d'encadrement de portes et de fenêtres ainsi que des fissures sont quelques exemples d'imperfections que l'on peut observer sur les murs au cours de la première année d'occupation. Avec raison, la fissure est sans doute l'anomalie qui soulève le plus de questions chez le nouveau propriétaire.

 

Le sérieux d'une fissure

 

À ce sujet, M. Girard se fait plutôt rassurant: «Habituellement, ce ne sont que des joints de gypse qui craquent suite au séchage du bois, qui crée les fissures superficielles.» C'est principalement le cas lorsqu'elles sont localisées sur des murs intérieurs. Toujours selon M. Girard, des fissures plus petites que la pointe d'un crayon et qui se trouvent sur une cloison ne sont généralement pas inquiétantes et ne nécessitent pas d'examen plus approfondi - ne serait-ce qu'il faut parfois refaire le joint de plâtre.

 

Cependant, certaines fissures révèlent tout de même de réels problèmes. Si la fissure est horizontale, si elle est profonde et plus large que la pointe d'un crayon ou si elle s'étend sur plusieurs dizaines de centimètres, l'avis d'un entrepreneur est nécessaire. «Une fissure dans un coin, au plafond ou sur des éléments de structure comme un mur porteur est certainement plus inquiétante», précise M. Girard. Dans ce cas, il faut contacter l'entrepreneur qui a construit la maison et lui demander d'examiner le tout.

 

La garantie à la rescousse

 

Dans quelques rares cas, il est possible que la collaboration de l'entrepreneur ne soit pas au rendez-vous. Heureusement, le propriétaire n'est pas laissé à lui-même.

 

Depuis le 1er janvier 1999, la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) exige que tous les bâtiments résidentiels neufs soient couverts par un plan de garantie. Cette garantie est offerte par un administrateur privé autorisé. Au Québec, il en existe trois: Qualité Habitation, la Garantie des maisons neuves de l'APCHQ et la Garantie Abritat.

 

Le nouveau propriétaire est donc protégé par un de ces programmes. En cas de litige, il peut contacter l'administrateur de sa garantie résidentielle, demander du soutien et faire une réclamation.

 

Selon la RBQ, la garantie ne couvre pas les fendillements, rétrécissements, fissures ou autres imperfections attribuables au séchage normal des matériaux. De réelles déficiences annoncées par une fissure profonde et prolongée pourraient toutefois l'être. Il ne faut pas hésiter à contacter le responsable du plan de garantie de la nouvelle maison.

 

Les saisons et la maison neuve

 

Bien que l'hiver, avec ses importantes variations de température, soit une saison déterminante pour une maison neuve, un cycle complet de 12 mois est nécessaire pour que le propriétaire puisse cibler les imperfections. Selon le spécialiste de l'APCHQ, les particularités propres à chacune des saisons peuvent avoir des impacts sur les matériaux. C'est pourquoi il recommande d'attendre avant d'entreprendre des travaux correctifs si les considérations ne sont qu'esthétiques et ne nécessitent pas d'intervention urgente.

 

Sources: Stéphanie Bérubé de La Presse et Charles-Édouard Carrier Collaboration spéciale sur lapresse.ca

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