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vendredi, 14 septembre 2018 00:00

Égalité ou équité ?

Egalité ou équité4Égalité ou équité ?

 

L’histoire se passe dans un grand groupe de travaux public qui s’imagine comme un réseau de petite entreprise. La direction du groupe demande à chacun des dirigeants de ses unités de fonctionner comme un patron de PME.

 

Le dirigeant d’une de ces « PME » constituée de cadre et de chargé d’affaire, a demandé un coaching.

 

Le témoignage proposé ici tente de montrer comment une règle d’égalité apparemment d’importance mineure met en danger le projet de l’entreprise d’autonomiser ses collaborateurs. On peut même dire que le choix de cette règle est un acte qui dément et oblitère le projet énoncé et le transforme en une injonction impossible à réaliser.

 

Dans ce groupe de travaux publics, il existe une règle concernant les véhicules d’entreprise: Les cadres ont droit à une voiture de service de moyenne gamme qu’ils peuvent utiliser hors de leur service et les chargés d’affaire, moins élevé dans la hiérarchie, ont droit à une petite voiture commerciale qu’ils ne peuvent utiliser hors du service.

 

Un des chargés d’affaire fait à lui tout seul plus de la moitié du chiffre d’affaire de la société (soit 8 millions d’euro sur les 11,5 de chiffre d’affaire de la société. Il réclame une voiture de moyenne gamme, et souhaite aller vers un statut de cadre. Le cout de sa demande de véhicule moyenne gamme est ridicule (il représente une différence de 150 euros par mois !!). Mais la règle du grand groupe auquel appartient cette « PME » interdit que les non-cadres bénéficient d’un véhicule de moyenne gamme. Pour le chargé d’affaire très performant c’est un signe de reconnaissance auquel il tient beaucoup. Une sorte de décoration ou de bâton de maréchal. Il est prêt à abandonner sa demande de statut cadre pour avoir la voiture.

 

Pour lui c’est tellement important qu’il menace de partir à la concurrence (qui a déjà l’œil sur lui !). Le dirigeant de la « PME » s’adresse à sa hiérarchie pour lui faire part du problème et celle-ci lui dit : ça fait rien on en embauchera un autre !

 

Le dirigeant de la « PME » se trouve en difficulté par rapport à sa hiérarchie parce que son entreprise perdrait alors l’essentiel de son chiffre d’affaire et se retrouverait obligé d’investir dans l’embauche et la formation de nouveaux chargé d’affaire qui ne pourront pas avant longtemps rattraper le chiffre d’affaire. Tout ça pour 150 € par mois ! et bien sûr, la responsabilité du dirigeant serait engagée puisqu’au bout du compte le chiffre d’affaire aura dangereusement baissé. Le dirigeant de cette « PME » est dans une double contrainte tout à fait classique pour un manager : quoi qu’il fasse comme choix il se met en danger. On retrouve dans cette situation un grand classique des paradoxes des entreprise : un manager qui est responsable (d’obtenir du chiffre d’affaire) mais qui n’a pas le pouvoir qui correspond à cette responsabilité puisqu’il n’a pas la main sur ce qui lui permet de remplir ses responsabilités : récompenser attribuer des moyens et des ressources, choisir ses collaborateurs...

 

Au fond il peut être libre à condition que ce qu’il décide de faire corresponde à ce qui importe à la direction de son groupe : pouvoir toujours garder le contrôle. On le laisse prendre ses propres décisions tant qu’elles ne vont pas à l’encontre des règles instituées.

 

On notera que ce « on en embauchera un autre » est une information importante sur l’entreprise : On voit déjà s’exprimer ici le conflit de critère entre l’exécution et la direction : Pour la direction aux critères organisationnels et financiers, un poste est un poste, indépendamment de celui qui l’occupe. Alors que pour l’exécution c’est la qualité de la personne qui est un critère important, quel que soit son statut.

 

Source: Denis Bismuth Administrateur chez EMCC France

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